J'achète un ventilo brumatiseur/ionisateur, avec télécommande pour éviter qu'Isa ne se lève pour allumer ou éteindre.
Je ramène une lampe de chevet, des lingettes, une bombe aérosol d'eau.
J'installe aussi un rideau à l'extérieur pour protéger un peu la fenêtre du soleil direct.
Je pose un thermomètre, pour connaitre précisément la température : 33 degrés.
Grâce aux rideaux, je gagne 3 degrés. C'est déjà ça de gagner. Avec le ventilo, ça commence à être supportable. Reste encore cette fenêtre qui ne s'ouvre que de 10cm. Je n'ai pas pris le bon outil pour démonter l’entrebâilleur. Alors, à la main, je force sur la barre en aluminium... qui rapidement cède ! Gagné ! Maintenant, on va pouvoir aérer dès que la température extérieure sera meilleure.La douche. Je vais voir les infirmières pour demander comment ça se passe.
- et bien elle peut y aller comme elle veut, et quand elle veut. Elle prend ses affaires et y va toute seule.
- ????? même pour quelqu'un censée être alitée ? (Je crois rêver !)
- oh, non pas de soucis pour la douche, elle peut se lever.
- et c'est où ?
- euhh je ne sais pas, je ne suis pas de ce service.
- et bien moi encore moins !
Il (c'est un infirmier) va se renseigner. Nous y allons ensemble en repérage. La douche est au bout du couloir. Une seule minuscule douche pour l'ensemble du service. Et puis quelle douche !!!!
Pire qu'un camping municipal au mois d'aout : Une chaleur étouffante, de la mousse de la précédente patiente, et des moisissures plein les joints... un cauchemar.
- prenez l'alèse bleu de votre lit pour mettre par terre, pour ne pas glisser, ce serait ballot.
(Et mon poing dans ta gueule, ça serait ballot aussi ?)
J'accompagne Isa, complétement effondré... mais que faire d'autre ? La pauvre vient de passer plus de 24 heures allongée par 33 degrés... une douche lui fera toujours du bien.
Je reviens à la charge pour demander une nouvelle chambre, pour demander le nettoyage de la douche...
- Il faut écrire à la cadre.

Les infirmières semblent terrorisées par la cadre... alors surtout, elles ne prennent aucune initiative.
Toutes mes demandes sont vaines, "c'est l'hôpital public monsieur"... comme si c'était une excuse.
Isa, en sous-marin tente d'en savoir plus. Elle discute "mine de rien" avec les aides soignantes, avec les femmes de ménage... il faut écrire à la cadre. Elles même se plaignent de leurs conditions de travail. Aucune ne semble pouvoir faire quelque chose pour améliorer les choses. En tout cas, toutes se réfugient derrière la cadre, derrière l'assistance publique, derrière le manque de moyen...

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