vendredi 19 juillet 2013

Vendredi 19 juillet. Cauchemar

Un peu plus d'une semaine que future maman est arrivée à l'Hôpital Robert Debré. Elle y est arrivée vendredi 19 juillet, au moment des fortes chaleurs. Ce transfert a d'abord été un cauchemar pour moi.
D'abord, c'est à l'opposé de mon lieu de travail par rapport à la maison. Plus d'une heure de transport pour rejoindre l'hôpital. Autant de temps de moins passé aux coté de ma petite chérie.
Retour sur cette journée du vendredi 19 juillet.
J'arrive pour la première fois dans ce bâtiment, énorme gâteau en faience blanche, perchée sur sa colline. Où est l'entrée ? J'avance vers un pavillon central le long du boulevard... non, ce n'est pas ça... je continue sur le chemin des ambulances. URGENCES... je suis la route.
J'entre par la porte des "patients couchés"... personne ne me demande rien. Les premiers infirmiers sont trop occupés à griller leurs clopes. Dans les couloirs, personne. Personne pour me demander quoique ce soit, personne à qui demander mon chemin. J'avance, j'erre dans des couloirs déserts. Portes des bureaux fermées, pas d'indications. Plus loin, je croise enfin une blouse blanche.
- Bonjour, les urgences gynéco, s'il vous plait ?
- rejoignez le niveau 0, suivez le point rouge au niveau 1...
C'est bien beau tout ça, mais déjà où suis-je ? "Suivez le point rouge", ça veut dire quoi ? Tout est blanc ici.
Je trouve un ascenseur. Mince, celui ci ne fait que descendre. Il m'apprend quand même que je suis au -2. Je continue à errer dans les couloirs... Un autre ascenseur... Celui ci monte au 0. Je progresse.
Ohhh "point bleu"... ok, je progresse. Point bleu, c'est le nom d'un secteur de l'hôpital. Je n'ai quà continuer le couloir, je trouverai peut être "Point rouge"...
Point vert, point orange,... et toujours personne. Aucun accueil, aucune borne d'orientation...
POINT ROUGE !!!! dingue ! Je suis donc au point rouge niveau 0.
Isa m'avait envoyer un SMS "je suis aux urgences, niveau 0"
Bureau des admissions "point rouge" : fermé. Pas d'accueil. Médiathèque fermée, cafet' fermée, boutique fermée... tout est fermé...
Bon, je monte au 1er... un hall d'attente, et des guichets, fermés... p...%$$@n c'est quoi cet hôpital ???!!!!!
Je continue d'errer, monte d'un étage, redescend, et demande à une dame qui attend.
Elle me dit d'appuyer sur le bouton de sonnette caché derrière le poteau. Quelqu'un viendra...
Effectivement, une infirmière ouvre, et me conduit jusqu'à Isa.
Elle est au niveau 1, mais croyais que c'était un RDC car elle voyait la pelouse. Il faut dire que cet hôpital, construit sur une colline, s'étale sur de multiples paliers. Chaque niveau est de plein pied à un endroit...
Content de retrouver enfin Isa, mais tellement flippé de la voir admise dans cet hôpital qui ne m'inspire aucune confiance. Nous attendons les résultats des examens pratiqués.
Quelques temps plus tard, une infirmière vient nous dire qu'Isa est gardée sur place (on ne s'attendait pas à moins) et qu'un brancardier viendra la chercher pour l'emener dans sa chambre.
2eme étage, service gynéco-obstétrique, chambre N°30.
Après une arrivée difficile, c'est à nouveau l'écroulement.
Il fait une chaleur écrasante dans la chambre. Orientation sud-ouest, face au soleil, les volets extérieurs ne fonctionnent plus. Il fait quoi ? 35 degrés ? Le pauvre rideau occultant a moitié déchiré, sale, avec sa petite cuillère plastique scotchée pour maintenir le rideau fermé ne sert à rien contre la chaleur. La vitre est brulante.
Pas de douche individuelle, pas de savon, pas de lingettes, pas de PQ... des murs sales, des taches au plafond. Et puis la lampe de chevet qui ne fonctionne pas... Mais c'est quoi cet hôpital ????
Je vais voir la sage femme pour demander une autre chambre.
- Nous sommes complets monsieur... et puis tout le service est comme ça...
Comme si c'était une excuse.
Je suis effondré, je me demande comment Isa va faire pour tenir dans de telles conditions.
Et puis cette fenêtre qui ne s'ouvre presque pas. Impossible d'aérer après cette journée...
Je rentre à la maison, effondré, fatigué, craignant le pire...





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